Comment lâcher prise ?

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Comment lâcher prise ?

Il y a une phrase qui dit comme une blague : « Si tu veux faire rire Dieu, parle lui de tes projets. »

Cette phrase m’amuse toujours beaucoup et je pense qu’elle résume bien le concept de lâcher prise.

Dans les temps troublés, lâcher prise me parait encore plus essentiel pour ne pas céder au stress ou à la tristesse.

Pendant très longtemps j’ai visé le lâcher prise sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait. On m’avait bien parlé d’une brindille qui devait se laisser porter par le courant de la rivière… Mais c’est assez compliqué de transposer ça dans le quotidien non ? Arrêter de tout vouloir contrôler ? Oui pourquoi pas, mais comment ? Jusqu’à quel point ? Pour quel bénéfice ? Accepter ce qui arrive mais sans renoncer, suivre les évènements, mais sans les forcer…Joli flou artistique pas vrai ?

Et puis, au fur et à mesure de mon chemin et de mes rencontres, aujourd’hui je crois qu’on lâche prise quand on accepte qui on est. Accepter, c’est reconnaître que les choses sont comme elles sont. C’est arrêter de vouloir être tout ce qu’on n’est pas.

Nous sommes les enfants de nos parents. C’est comme ça. On aimerait que nos parents soient des super-héros dont on est fier, mais ils ne sont que nos parents, c’est-à-dire des gens comme nous, qui font de leur mieux. Et nous venons d’eux. Notre famille, c’est notre base, notre rivière. Nous ne pouvons pas changer le cours de la rivière. On peut essayer, mais ça va nous prendre beaucoup d’énergie, et ça ne marchera pas.

Nous-mêmes, nous faisons notre maximum au quotidien pour être parfaits, répondre aux exigences de la société, rentrer dans des moules trop serrés, essayer de trouver une place qui n’est pas la nôtre. Pour finalement n’être que des êtres humains lessivés de tant d’efforts qui ne sont pas récompensés.

Alors pour arriver à lâcher prise, je crois qu’il faut reprendre les bases :

  • accepter que nous sommes imparfaits (et c’est bien comme ça)
  • savoir ce qu’on aime
  • et partant de là, choisir qui on a envie d’être

 

Malheureusement, le formatage commencé dès le plus jeune âge a parfois effacé ce qui faisait notre personnalité. Parce que la curiosité est un vilain défaut, parce que telle filière est bouchée, parce que il faut faire bouillir la marmite, parce que, parce que, parce que…

Alors qu’est-ce que j’aime ? Cette formulation de question permet de dégager son vrai centre d’intérêt, celui qui fait qu’on lit des articles sur internet et qu’on en zappe d’autres, que des conversations nous intéressent et que d’autres nous endorment, que d’un coup on a envie d’arrêter de glander pour faire un truc.

Ce truc, c’est vous. Peut-être rien d’extraordinaire, peut-être qu’on ne va pas faire fortune avec. Mais passer un bon moment, s’améliorer, le partager avec d’autres, ça permet de se réhabituer à être soi-même. Et si ça ne plait pas aux autres, tant pis pour eux.

Quand j’étais adolescente, je faisais des photos de nuages, je trouvais ça super beau. Tous ceux l’ont su ont jugé ça ridicule et me l’ont fait savoir. J’ai arrêté les photos de nuages. J’ai repris bien plus tard. Les nuages sont changeants aussi bien dans leurs formes que dans leurs couleurs, le spectacle est permanent et magnifique. Ça répond à ma sensibilité. J’ai pu noter également dans d’autres circonstances que j’ai également cette capacité d’observation. C’est peut être ridicule pour ceux qui ne l’ont pas. Cela ne doit pas retirer de la valeur à ce que je suis.

Chemin de vie

Cette reconnexion à ce que l’on aime, ce qui nous intéresse, va nous rapprocher de notre chemin de vie. Etre sur son chemin de vie, c’est être dans son énergie, il n’y a pas d’objectif, rien à viser, juste être. Ma mission, c’est d’être moi à 100%.

Quelle clé incroyable n’est-ce pas ? Plus de pression pour trouver ce qu’on DOIT faire ! Alors être dans son énergie, c’est faire quelque chose qu’on aime, qui nous parle, si j’y allais carrément je dirais : qui nourrit notre âme (tadaaaa).

Quand on est dans cet état, on a le cœur joyeux. On n’a pas l’impression de perdre son temps, de refaire la même chose. Personne ne pourrait le faire à notre place, parce qu’on y met quelque chose de personnel, qui dit quelque chose de nous. C’est une sensation fugace, être content sans raison. Et pourtant c’est ça. Quand ça vous arrive, notez à quel moment ça se produit, en quelles circonstances, avec qui. Reproduisez dès que possible.

Alors pour lâcher prise, et redevenir cette brindille portée par le courant, il suffit de faire ce qu’on aime. Et on lâche tout le reste. Attention, ça ne veut pas dire qu’on laisse tout tomber (famille, travail …). Ça veut dire qu’on met son attention sur ce qui est important.

Objectifs ?

Je lâche mes objectifs, ce n’est pas à moi d’en décider, de la même façon que je ne décide pas où va la rivière. Et même si je décide, il y a peu de chance que le cours de l’eau change par ma volonté ou par mes actions. Je vais me retrouver en situation d’échec, coincé sur la berge à ne plus avancer.

Pourquoi ? Parce que je veux des choses qu’il n’est pas à moi de décider. Ça fait mal au cœur des pauvres cartésiens que nous sommes. Et pourtant c’est comme ça qu’on lâche prise. Je décide de ce que je fais, pas de là où je vais.

Vous avez sans doute tous entendu parler d’entrepreneurs qui ont réussi et en faisant le bilan de leur parcours cette phrase revient souvent : « si on m’avait dit il y a 2 ans qu’aujourd’hui j’aurais cette réussite / ou je serais patron des 10 plus grosses valorisations de start-up / ou je serais devenu aussi riche avec mon idée (etc…), je ne l’aurais pas cru ». Jamais ils n’ont visé le succès. Ils avaient juste la passion de ce qu’ils faisaient.

Ainsi, je peux décider de faire tout ce que j’aime, à fond, pleinement, et la rivière me fera rencontrer ceux qui veulent faire la même chose avec moi, je suivrai le courant, joyeusement, je serai sur mon chemin de vie, j’aurai lâché prise, je pourrai me réaliser.

L’univers, l’énergie, Dieu (ou qui vous voudrez), celui qui décide du cours des rivières, de la mienne et de toutes celles qui coulent sur terre, m’emmène où je dois aller. Et ça n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est le chemin.

Je vous souhaite à tous de retrouver en vous la brindille qui a envie de suivre le courant.